Naëm Bestandji

Féminisme / Universalisme / Laïcité

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La campagne d’Alliance Citoyenne pour discréditer Naëm Bestandji (2ème partie)

Par Naëm Bestandji . Publié le 10 Juillet 2021 à 11h14

(1ère partie)
(3ème partie)

Le 2 juillet 2021, Alliance Citoyenne a publié un texte sur son blog qui vise à me discréditer par divers moyens fallacieux (1). Ce texte s’inscrit dans une campagne de dénigrement public lancée par l’association le 8 juin 2021 afin d’avoir le champ libre dans ses offensives politico-sexistes motivées par l’intégrisme musulman.

Parmi ses « arguments », celui d’ « accointance avec l’extrême droite » pour m’en coller l’étiquette afin de me disqualifier est une forme d’ironie par inversion accusatoire. Cette association défend une interprétation rétrograde de l’islam, celle de l’extrême droite musulmane. Elle en est partenaire, utilise les techniques de communication de l’islamisme politique, et agit officiellement avec des identitaires « Arabes »/musulmans ainsi que des militants islamistes. Feïza Ben Mohammed est l’une d’entre eux.

Feïza Ben Mohamed soutient Alliance Citoyenne qui l'assume

Feiza Ben Mohamed est l'ancienne porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud. Elle déclare s'y être investie « dans la lutte contre l'islamophobie et les atteintes aux libertés de la communauté musulmane notamment à travers la triste polémique sur le burkini » durant l’été 2016. Elle aussi fait passer les intégristes comme étant la « communauté musulmane » dans son ensemble et l'enfermement du burqini comme une « liberté » revendiquée par tous les musulmans. Comment ensuite s’étonner que des citoyens non musulmans aient peur de l’islam ? Prétendre à la fois vouloir lutter contre « l'islamophobie » tout en entretenant et développant la phobie de l'islam, c'est tout l'art des islamistes et de leurs alliés tels Alliance Citoyenne. Toutes ses citations figuraient sur sa page officielle de campagne pour les législatives de 2017. Elle fut candidate sans étiquette (1,04% des voix au 1er tour). Elle utilisa donc son islamité et son militantisme religieux comme arme politique. Cela s'appelle l'islamisme politique. Cette militante islamiste, soutien indéfectible de BarakaCity et du CCIF (qu'elle qualifiait sur son site officiel de campagne, sans plaisanter ni la moindre ironie, d' « association laïque »), s’était présentée dans la 5ème circonscription des Alpes Maritimes. D'ailleurs son suppléant Smail Jebali, encore membre à l’époque de la Fédération des Musulmans du Sud, était le porte-parole de l'antenne niçoise du CCIF.

Prétendre à la fois vouloir lutter contre « l'islamophobie » tout en entretenant et développant la phobie de l'islam, c'est tout l'art des islamistes et de leurs alliés tels Alliance Citoyenne.

La filiation idéologique avec Alliance Citoyenne (qui fut aussi partenaire du CCIF) ne s’arrête pas là. Le féminisme de Feiza Ben Mohamed se limite à la « liberté de choisir » l'oppression et de défendre le port du burqini. Plus précisément, elle ne cache pas son anti-féminisme, comme elle l'a si bien écrit en 2016 dans quelques commentaires sur sa page Facebook : Je n'adhère absolument pas à cette idéologie. (…) Je ne suis pas du tout féministe. Et d'ailleurs je pense aussi qu'il n'y a pas d'égalité homme-femme. (…) Chacun son rôle et chacun sa place.

Feïza Ben Mohamed déclare ne pas être féministe

Au moins, on ne peut pas lui reprocher un manque de cohérence et de franchise : contrairement à Alliance Citoyenne, elle n’a pas défendu le burqini en se prétendant « féministe ». En revanche, elle correspond tout à fait au « féminisme islamique » des intégristes, expression usitée pour saper le féminisme de l’intérieur. Elle confirme également ce que j'avais expliqué dans un article précédent : les islamistes rejettent le terme « égalité » pour les rapports femme-homme. Ils préfèrent celui de « liberté »… selon les préceptes de l’islam(isme), de complémentarité dont l'islam permet à la femme de remplir son rôle selon ses caractéristiques physiques et psychiques qui lui sont propres, comme l’avait écrit Tariq Ramadan. Un rejet de l'égalité des sexes au profit de la complémentarité islamiste au nom des différences biologiques. Argument habituel des intégristes de toutes les religions et machos de tout poil. Alors pourquoi préférer le terme « liberté », comme par exemple le slogan d’Alliance Citoyenne « les femmes musulmans voilées et libres » ? Parce que la liberté peut inclure la servitude. L’égalité la rejette. Pour eux, une femme doit avoir la « liberté » de se voiler et de se baigner toute habillée malgré l'inconfort. Un inconfort, et une « pudeur » prescrite par des hommes, dont les mâles de leur entourage sont évidemment dispensés. Ce que La Boétie nommait la « servitude volontaire » en politique, s'applique encore plus ici. L'égalité rendrait le sexisme du voile caduque. La « liberté » lui laisse le champ libre. Feiza Ben Mohamed, comme Alliance Citoyenne, en est l'illustration parfaite. Sa défense des actions de l’association, et son retweete par Alliance Citoyenne, sont donc tout naturels.

Alliance Citoyenne retweete Feïza Ben Mohamed

C'est peut-être pour cela que Feïza Ben Mohamed n'avait vu aucun problème à inviter Hani Ramadan pour une conférence à Nice organisée par la Fédération des Musulmans du Sud en avril 2016 (il fut aussi invité à d’autres dates). Entre Frères musulmans, on se comprend. C’est pour cela que, en plus de Hani Ramadan, sa fédération invita nombre de représentants de cette idéologie.

La Fédération des musulmans du sud invite Hani Ramadan 1

La Fédération des musulmans du sud invite Hani Ramadan 2

Feïza Ben Mohamed en compagnie de Hani Ramadan

La Fédération des musulmans du sud invite Nabil Ennasri

Nabil Ennasri est un pur produit des Frères Musulmans. Dans les années 2000, il a été formé à l’Institut Européen des Sciences Humaines créé par l’UOIF. Cet institut a pour vocation de former des cadres musulmans qui partiront aux quatre coins de France pour diffuser l’idéologie frériste. En 1992, Youssef Al-Qaradawi avait logiquement présidé la première cérémonie de remise de diplômes. Poussé par son admiration envers le théologien islamiste mondialement connu, Nabil Ennasri a consacré sa thèse de recherche en Sciences Politiques sur cette personnalité qu'il admire tant.
Répondant au désir prosélyte de l'institut où il a été formé, il est entre autre président du Collectif des Musulmans de France. Un collectif qui a pour objet la diffusion de l'islam version Frères Musulmans auprès des musulmans français avec "pour axes prioritaires de réflexion et d'action l’éducation, la spiritualité et l’action sociale, citoyenne et politique".

La Fédération des musulmans du sud invite Hassan Iquioussen

Hassan Iquioussen, surnommé le « prêcheur des cités » pour ses tournés dans les quartiers populaires (notamment à Grenoble), est un prédicateur Frère musulman, membre important de l’UOIF (renommé « musulmans de France »), branche française des Frères musulmans. En tant qu’intégriste, il est, comme ses collègues extrémistes, un farouche promoteur du voilement des musulmanes. Taous Hammouti, la leader des actions burqini en 2019 pour Alliance Citoyenne, avait repris quasiment mot pour mot les éléments de langage de ce prédicateur pour la conquête des piscines municipales. Cette dernière est toujours militante au sein de l’association.

Feïza Ben Mohamed et Marwan Muhammad.jpg

Marwan Muhammad fut porte-parole puis directeur du CCIF (dissout par le gouvernement en raison de sa radicalité religieuse). Adoubé par Tariq Ramadan en 2016, il est un identitaire et suprématiste (selon lui, les musulmans aurait été désigné par Dieu comme peuple supérieur qui aurait vocation à gérer l’ordre public). Il a une vision rétrograde des femmes et une approche identitaire des musulmanes. Idéologiquement issu des Frères musulmans, il est un des militants islamistes qui a eu le plus d’influence en France ses dernières années. Alliance Citoyenne sollicita le CCIF à plusieurs reprises. Ils furent partenaires.

Récemment, Feïza Ben Mohamed organisa même un entretien vidéo avec Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans et fils d'un de ses principaux représentants en Europe dont l'intéressé a toujours assumé la filiation idéologique, pour… parler de poésie. Comme tous ses fans, elle le nomme « professeur » pour l'auréoler d'une certaine stature.

Feïza Ben Mohamed invite Tariq Ramadan

Feiza Ben Mohamed a aussi une tendresse particulière pour le leader de l'extrême droite turque actuellement au pouvoir, Recep Tayyip Erdogan. Le chef de l'AKP glisse tous les jours un peu plus vers un régime autoritaire. Il ne s'en est jamais caché, fidèle à l'idéologie totalitaire des Frères musulmans dont son parti est la branche turque. Dans un discours daté de 1996, il considère que la démocratie n’est pas un but mais un moyen. Elle est comme un tramway duquel on descend une fois arrivé au terminus, c’est-à-dire une fois arrivé au pouvoir. Et c’est exactement ce qu’il fait. Il a gagné démocratiquement les élections par un populisme assumé et mené une politique accommodante durant quelques années pour consolider sa popularité. Puis, il s’est dévoilé : annihilation de toute opposition politique, neutralisation (parfois violente) des médias trop critiques, modification de la constitution turque pour consolider son pouvoir autoritaire, suppression progressive de la laïcité, développement de lois et favorisation de tout ce qui permet la radicalisation religieuse des esprits, etc. Bref, amener la Turquie vers un régime autoritaire et totalitaire, tel que l’idéologie des Frères musulmans l’a toujours préconisé. Ne pas fomenter un coup d’État pour accéder au pouvoir, mais se servir de la démocratie pour l’atteindre et mieux la supprimer ensuite. Un refus de la démocratie et une glorification de la violence religieuse pour la conquête du pouvoir qu'il formula ainsi en 1997 : les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats.

Mais tout ceci n'est pas si grave pour Feiza Ben Mohamed. Ce ne sont que des détails. Ou bien seraient-ce des mensonges colportés par des médias français et des Turcs « islamophobes » et pas gentils (les Turcs laïques et démocrates) ? Elle admire cet homme.

Feïza Ben Mohamed admire Erdogan

Elle admire tant sa politique qu’elle n’est pas seulement une militante bénévole. Elle est aussi employée par un média turc tendance nationaliste et proche du pouvoir d’Ankara.

Tout ceci semble séduire Alliance Citoyenne qui ne voit aucun problème à partager quelques-uns des tweets de Feïza Ben Mohamed ni à être partagée par elle, comme l'article à charge contre moi.

Feïza Ben Mohamed retweete Alliance citoyenne

Alliance Citoyenne aime aussi partager sur Twitter un autre type de profil, les identitaires « Arabes »/musulmans qui assurent la jonction entre une partie de l’extrême gauche et l’islamisme politique. Youcef Brakni en est un représentant.

Youcef Brakni ou l'alliance entre extrême gauche et extrême droite musulmane

Partenaire de route de l'islamisme politique, il n'hésita pas en janvier 2015 à citer le Prophète Mohamed lors d'une séance du conseil municipal, à tenir un meeting politique en 2017 dans une mosquée aux côtés d'un prêcheur ultra conservateur et d'un élu islamiste qui considère l'IVG comme un meurtre et les musulmans progressistes comme des traitres. La légèreté de Youcef Brakni à enfreindre la loi de 1905 n'a d'égal que son relativisme du djihadisme après les attentats de Toulouse, son soutien à Youssef Al-Qaradawi (théologien Frère musulman antisémite, homophobe et misogyne), son agressivité au conseil municipal de Bagnolet pour défendre le même élu islamiste après ses propos violents contre le droit à l'IVG, son soutien à un parti politique islamiste.

Youcef Brakni, soutien de l'islamisme politique, illustre le danger du terme "islamophobie"

Alliance Citoyenne ne voit aucun problème à être soutenue par ce militant « laïque » et « féministe ».

Alliance Citoyenne retweete Youcef Brakni

Taha Bouhafs, chantre du racisme intracommunautaire

Voici un autre exemple des accointances d’Alliance Citoyenne : Taha Bouhafs.

Taha Bouhafs retweete Alliance Citoyenne 1

Taha Bouhafs retweete Alliance Citoyenne 2

Alliance Citoyenne retweete Taha Bouhafs

Taha Bouhafs reprend les éléments de langage et la rhétorique d’inversion d’Alliance Citoyenne. Les militantes islamistes de l’association peuvent « se baigner comme tout le monde ». C’est la chosification sexuelle de leurs corps à dissimuler, par l’influence des prédicateurs, qui les en empêche, pas les règlements des piscines qui sont applicables à tous. « L’égalité » réclamée est déjà effective dans les règlements mais rejeté par le concept sexiste du voilement dont le burqini est la version waterproof. La revendication n'est donc pas l'égalité mais l'octroi d'un privilège sur base sexiste.

Taha Bouhafs retweete Alliance Citoyenne 3

Taha Bouhafs se présente comme « militant des quartiers populaires » et aujourd’hui comme « journaliste ». Il est surtout un identitaire à l'insulte raciste facile. Il voit dans l'intégrisme musulman et les Indigènes de la République des partenaires de lutte. Il est une des figures qui font la jonction entre les islamistes, les identitaires « arabes » (dont il fait partie), les « décoloniaux » et une partie de l'extrême gauche. Il participa, aux côtés du CCIF, à l’organisation de la manifestation du 10 novembre 2019 « contre l’islamophobie », nommée aujourd’hui la « manifestation de la honte ». Cette manifestation marque l’apothéose du partenariat entre une partie de l’extrême gauche et de l’islamisme politique.

Taha Bouhafs, "pute blanche"

Taha Bouhafs, "collabeurs"

Taha Bouhafs insulte Linda Kebbab d'arabe de service

Alliance Citoyenne choisit scrupuleusement les médias à qui elle accorde des entretiens. Taha Bouhafs fut le bienvenu dans ses locaux à Grenoble. Le 14 mai 2021, il publia sur le site d’information en ligne « Le Média » un reportage vidéo hagiographique de l’association (1). Sans la moindre approche critique, cette séquence est un publireportage : 13 minutes d’une vidéo publicitaire pour lisser et positiver l’image de l’association.

Alliance Citoyenne remercie Taha Bouhafs

Accorder un long entretien à un identitaire qui insulte une femme de « pute blanche » et traite de « collabeur » et de « arabe de service » toute personne d’origine maghrébine qui ne lui convient pas, montre l’orientation d’Alliance Citoyenne. Ce racisme transpire jusque sur la page Facebook d’une des militantes de l'association.

Une militante d'Alliance Citoyenne aux valeurs féministes et antiracistes approximatives

Dreo Audrey, comme elle se nomme sur les réseaux sociaux, est une militante assidue au sein d’Alliance Citoyenne. Le féminisme lui sort par les yeux, le sexisme islamiste lui fait couler des larmes d’émotion. Ses interventions sont toujours d’une grande qualité intellectuelle et d’une analyse profonde…

Dreo Audrey, membre d'Alliance Citoyenne

Dreo Audrey insulte Naëm Bestandji

Dreo Audrey insulte Naëm Bestandji 2

Dreo Audrey insulte Naëm Bestandji 3

Son mépris de classe, en parlant de « petit blogueur » (expression reprise de l'association et du secrétaire départemental du PCF de l’Isère, « colocataire » d'Alliance Citoyenne, pour me rabaisser), n’est pas le seul élément qui montre ses idées aux antipodes de la gauche. Le 3 décembre 2020, elle partagea sur sa page Facebook une publication à charge contre moi. Les commentaires capturés ci-dessous figurent sous cette publication. J’y suis traité de « arabe de service » et de « collabeur de merde » par un de ses « amis ».

Dreo Audrey, publication du 3 décembre 2020

Dreo Audrey, commentaires sous sa publication du 3 décembre 2020

Non seulement elle n’a pas supprimé le commentaire raciste, mais en plus elle poursuit la discussion comme si de rien n’était. Pour elle, ces propos sont normaux. Elle n’y voit aucun mal. Comme pour les islamistes et les identitaires, je ne corresponds pas à son image orientaliste des « Arabes » et des musulmans. Ces mots racistes ne seraient que l’expression naturelle de ma « traitrise de ma communauté ».
Pour ma part, je n’accepterai jamais ce genre de commentaires sur ma page. Rien ne peut justifier le racisme, rien du tout. Peu importe d’où il vient. Tout d’abord, comme je n’ai pas les mêmes fréquentations Facebook que Dreo Audrey, cela a peu de chance d’arriver. Mais si cela devait se produire, je supprimerais immédiatement le commentaire et bloquerais son auteur. Quels que soient le type d’insultes et la personne visée. Car chez moi, on critique les idées, on s’oppose à des concepts, on n’attaque pas les personnes. Une nuance qui échappe à Alliance Citoyenne et sa militante. Cela montre que l’antiracisme de Dreo Audrey est comme son féminisme : à géométrie variable.

La militante était présente à la dernière action pro-burqini en date (le 3 juillet 2021). En tant que  « arabe de service, collabeur de merde », je pense que je n’aurais pas été le bienvenu.

L'islamiste Taous Hammouti, militante fidèle d'Alliance Citoyenne

Autre exemple et non des moindres, la militante islamiste Taous Hammouti (3). Elle qui fut à l’origine des actions burqini n’a rien d’une militante de gauche. Elle qui « demande notamment à pouvoir être exclusivement examinée par des femmes médecins ». Elle qui, sur sa page Facebook, porta le deuil de Mohamed Morsi (président éphémère égyptien, leader des Frères musulmans). Elle qui apprécie Hani Ramadan et aime tant son frère Tariq qu’elle fut à l’origine d’une pétition pour le soutenir suite à ses diverses mises en examen pour viol. Elle qui reprend quasi mot pour mot les éléments de langage de Hassan Iquioussen (prédicateur Frère musulman) pour l’entrisme dans les piscines municipales. Elle qui, le 9 janvier 2015, deux jours seulement après le massacre à Charlie Hebdo, le jour même de la prise d'otage à l'Hyper Cacher, publia sur sa page Facebook une image de flammes avec pour texte visible : « N'oubliez jamais que c'est Charlie Hebdo qui a dégainé le 1er… ». En dessous de ce texte sont disposés quelques dessins du journal qui se moquent de l'islam. Ainsi, alors même que les corps des victimes n'étaient pas enterrés, que les terroristes couraient toujours, qu'une prise d'otage avait lieu et que le pays était tétanisé, Taous Hammouti affichait son indifférence et son mépris en affirmant que quelques dessins irrévérencieux envers l'islam sont aussi graves que des tirs de kalachnikov et méritent la peine de mort. Charlie Hebdo serait responsable de son massacre.

Cette personne n’a rien de la gauche et tout de l’extrême droite musulmane. Elle ne fut pourtant jamais désavouée par Alliance Citoyenne. Au contraire, elle en reste même une militante active. Elle était par exemple présente, elle aussi, à la dernière action pro-burqini à Grenoble du 3 juillet 2021, avec toujours sa prétention à représenter toutes les musulmanes.

L'islamiste Taous Hammouti valorisée par Alliance Citoyenne

Toutes les musulmanes seraient voilées et rêveraient de se baigner en burqini dans une piscine municipale. Considérer que sa radicalité religieuse est représentative de toutes les musulmanes est une des caractéristiques de l’islamisme. La stratégie actuelle d’Alliance Citoyenne étant de véroler le féminisme, Taous Hammouti déclare à présent être… féministe.

L’étiquette de « proche de l’extrême droite » que veut me coller Alliance Citoyenne brille de toute son ironie quand nous observons un dernier exemple. Qui aurait envie de participer, et même d’inviter, pour une séance de formation en communication, une fidèle partenaire de l'islamisme politique et organisatrice d’un camp d’été composé d'ateliers en « non mixité raciale » que l'Allemagne des années 30 et le Ku Klux Klan auraient pu applaudir ? Qui aimerait avoir pour formatrice une raciste de cet acabit ? Moi, non. Alliance Citoyenne, oui (4) (5) :

Siham Assbague et Alliance Citoyenne

Alliance Citoyenne tente coûte que coûte de me rattacher à l’extrême droite, de montrer mes « accointances », sans posséder le moindre élément pour y parvenir. De son côté, ses liens avec l’extrême droite musulmane et les identitaires sont si étroits qu’il ne s’agit plus d’accointances mais d’osmose. Son texte diffamant contre moi s’inscrit dans ce contexte, comme nous le verrons dans la 3ème et dernière partie de cet article.

(1ère partie)
(3ème partie)

(1) L'imposture Naëm Bestandji, blogueur du Printemps Républicain. Saison 1
(2) Islamophobie : la guerre de Darmanin contre une association
(3) L'islamiste Taous Hammouti porte plainte contre moi pour injure publique
(4) https://www.facebook.com/AllianceCitoyenne38/posts/2252391308238550
(5) Islamisme politique : Sihame Assbague et Alliance citoyenne en osmose